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ASCENDANCE
NIVERNAISE : PAUL BENOÎT
ANCESTRY IN NIVERNAIS : PAUL BENOÎT
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| Province du Centre de la France, le
Nivernais n'a fourni qu'une vingtaine de pionniers au peuplement de la
Nouvelle France. Il est donc surprenant qu'une Canadienne Française et
un Nivernais, mariés au Canada, se trouvent des ancêtres sinon communs
du moins voisins , il y a 350 ans de cela. |
Province in the center of France, the
Nivernais contributed merely twenty odd pioneers to the colonization of New
France. It is therefore surprising that a French Canadian woman and a
man from Nivernais, married in Canada, discover, if not common
ancestors, at least ancestors who were neighbors 350 years ago. |
| Paul Benoît, ancêtre de Louise Brunette
et Etienne Regnard, ancêtre de Jean Renard vers 1640 habitaient en effet
à environ 15 km l'un de l'autre, le premier à Châtillon-en-Bazois, le
second à
Chevannes-Gazeau, hameau de l'actuelle commune de Billy-Chevannes. |
Around 1640, Paul Benoît, ancestor of Louise Brunette
and Etienne Regnard, ancestor of Jean Renard lived, less
than 15 km apart, the first one in Châtillon-en-Bazois, the second one in Chevannes-Gazeau, a hamlet of the present municipality of Billy-Chevannes. |
| En 1653, Paul Benoît se trouve à La
Flèche où il achève vraissemblablement son tour de France qui fait de
lui un maître charpentier, comme son père avant lui. Le 23 mai 1653, il
s'engage pour 5 ans dans ce contingent de pionniers que l'on nomma "La
Grande Recrue" et qui apporta un renfort critique à la petite colonie de
Ville-Marie menacée par les Iroquois. Après une traversée mouvementée
sur le St Nicolas de Nantes,les nouveaux colons arrivent à
Montréal le 16 novembre 1653. |
In 1653, Paul Benoît is in La Flèche
where he was probably completing his "Tour de France" that would make
him a master carpenter as his father was before him. On May 23, 1653, he
signed a 5 year contract to work in New France with the group of
pioneers known as "La Grande Recrue" that brought critical
reinforcement to the fledging colony of Ville-Marie, constantly attacked
by the Iroquois. After a difficult crossing of the Atlantic on the St
Nicolas de Nantes, the new colonists arrived in Montréal on
November 16, 1653. |
| A Montréal, on le surnomme "Livernois",
déformation de "Nivernois", sa prononciation du N sonnant comme un L aux
oreilles de ses interlocuteurs peu habitués aux sons du patois nivernais.
Le 1er septembre 1655, il décide de s'établir définitivement en Nouvelle
France et reçoit une gratification de 500 livres du Sieur de Maisonneuve.
Ses talents de charpentier sont en demande et ses affaires prospèrent.
Le 16 septembre 1658, à Montréal, il épouse Elisabeth Gobinet,
originaire de Gonesse-en-Vexin (95). Ils auront 11 enfants, 5 garçons et
6 filles qui, chose inusuelle à l'époque, atteindront tous l'age adulte
et leur donneront 63 petits-enfants et 443 arrière-petits-enfants. |
In Montréal, he was nicknamed "Livernois"
a deformation of "Nivernois", his pronounciation of the N sound sounding
like a L to the hears of his companions unaccustomed to the Nivernais
dialect. On September 1st 1655, he decided to settle permanently in New
France and received a gift of 500 pounds from the Sieur de
Maisonneuve. His skills as a carpenter were much in demand and his
business was prospering. On September 16, 1658, in Montréal, he married
Elisabeth Gobinet, originally from Gonesse-en-Vexin (95). They will have
11 children, 5 boys and 6 girls, who will all reach adult age, an
unusual occurrence at this time, and who will give them 63 grandchildren
and 443 great grandchildren. |
| En 1673, il abandonne son métier de
charpentier et se consacre à l'exploitation d'une ferme à Longueuil.
C'est là qu'il meurt le 1er janvier 1686, âgé d'environ 66 ans. |
In 1673, he abandons his craft as a
carpenter and devotes himself to farming his land in Longueuil. He dies
there on January 1st, 1686, at about 66 years of age. |
| L'un de ses fils, François Benoît dit
Livernois fut l'un des 51 "voyageurs" qui accompagnèrent Antoine de
Lamothe Cadillac dans son exploration des Grands Lacs et fondèrent le
premier établissement permanent à Détroit le 24 juillet 1701. Son nom
figure sur la plaque commémorative sur le Hart Plaza à Détroit et une
rue de la ville, "Livernois Avenue" lui est dédiée. Il fit
également plusieurs voyages en canot, par les Grands Lacs et le
Mississippi, entre Montréal et La Mobile (Mobile, Alabama) qui était
alors la capitale de la Louisianne. |
One of his sons, François Benoît dit
Livernois, was among the 51 'voyageurs" who accompanied Antoine de
Lamothe-Cadillac in his exploration of the Great lakes and who
established the first permanent settlement in Detroit on July 24, 1701.
His name is inscribed on the commemorative plaque on the Hart Plaza in
Detroit and one of the city street, "Livernois Avenue", perpetuates his
memory. He later made several trips, in canoes along the Great Lakes and
the Mississippi River, from Montreal to " La Mobile" (now Mobile,
Alabama) then the capital of French Louisiana. |

Châtillon-en-Bazois-Vue générale /
General View

Châtillon-en-Bazois - Au bord de l'Aron/
The shores of the Aron River |
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Detroit - Plaque Commémorative/
Memorial Marker |

Chevannes-Gazeau |
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Detroit, Plaque Commémorative/
Memorial Marker |
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Sources:
-
Jean J. Renard, Un Nivernais en Nouvelle-France:
Paul Benoît dit Livernois, Blanc Cassis, Volume 98, pages 8-9, 2005.
-
Jean J. Renard, Les Nivernais en Nouvelle France,
Blanc Cassis, Volume 100, pages 50-55, 2005.
-
Michel Langlois, Montréal 1653 - La Grande Recrue,
Editions du Septentrion, 2003.
-
Mémoires de la Société Généalogique
Canadienne-Française, Vol. 54, Numéro 3, Cahier 237, Automne 2003.
-
François Benoît dit Livernois, L'Ancêtre, Volume
31, Numéro 1, page 28, 2004.
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